dimanche 28 juin 2009
PISTACHIO CHICKEN BALLS - PALETS DE POULET A L'AMANDE DE PERSIE
Sunday 28th June 2009
La pistache est mon parfum de glace préféré avec celui du café, de la banane et de la plombière. C'est en faisant une recherche sur ce fruit sec que j'ai appris qu'il s'appelait à l'origine "amande de Persie" lorsqu'il fut introduit en France au 17ème siècle. Quel nom poétique ! Evocateur de volupté, de voyage, de douceur, de parfum... cela accroit mon coup de coeur pour la pistache. Je ne réserve pas ce fruit à la préparation de glaces telles que le délicieux kulfi indien (voir l'un de mes premiers billets publiés pour avoir la recette). Jeudi soir, avant de poursuivre dans une trattoria, nous avons pris un apéritif en terrasse autour de la place de la "vizirette" -surnom éloquent donné par les Burgiens à la moderne fontaine qui orne la place. Je ne sais pas si c'est la douceur de cette soirée après une longue journée de travail, l'agréable bruit de la fontaine et de son eau rafraîchissante, le fondant des beignets de calamars frais servi avec une margarita géniale ou le début de l'été qui m'a inspiré cette recette pour un autre apéritif -à la maison cette fois- mais j'ai eu envie de préparer un en-cas à base de pistaches... Ces palets de poulet se préparent en un tour de main. Pas de poids précis, on mêle des ingrédients, on s'amuse... Le goût de la pistache est très puissant. Moi, j'adore !
2 filets de poulet fermier - une poignée de pistache non salées - une petite tasse de chapelure - un peu de cannelle en poudre - du sel et du piment en poudre (très peu) - un peu de graines de coriandre en poudre - 1 cuillère à café de curcuma en poudre - 1 cuillère à soupe d'huile d'olive - de la farine - du citron
Hacher le poulet. Ecraser grossièrement les pistaches dans un mortier. Mélanger poulet, pistaches, chapelure, huile d'olive avec les épices (sel, piment, coriandre, cannelle, curcuma).
Faire des boulettes puis les rouler dans un peu de farine.
Chauffer de l'huile de friture dans une poêle et cuire les boulettes en les retournant de temps en temps.
Pendant la cuisson des boulettes, j'ai préparé deux petites sauces d'accompagnement : du yaourt grec mélangé à des mini dés de poivron rouge, basilic et persil hâchés, une pointe de vinaigre et d'huile d'olive, sel, paprika. Pour l'autre sauce, un cousin du tzatziki avec yaourt grec, concombre, ail, cumin en poudre, sel, menthe fraîche hâchée. J'ai servi les boulettes avec des tranches de citron et un bouquet de coriandre fraîche. Accompagné d'un vin de Samos ou d'un apéritif anisé, elles ont fait "décoller" l'apéritif.
samedi 27 juin 2009
BRINGING LIFE WITH IMPERTINENCE - L'IMPERTINENCE POUR APPORTER DE LA VIE
Saturday 27th June 2009
Aperçu d'un cocktail : Bonbons de foie gras aux fruits frais : framboise - pomme verte/sésame - fruits de la passion-cornflakes.
Mercredi 17 juin 2009 a eu lieu le vernissage de la première Biennale d'Art citadin de Bourg en Bresse sur le thème de L'ART ASSOCIE A LA GASTRONOMIE. J'étais une invitée-presse grâce à ce blog et j'aimerais aujourd'hui partager avec vous le bonheur amusée de ce jour-là où l'art s'est invité dans la rue. Etes-vous prêt(e) pour une longue balade ? Voici comment nous avons vécu cette inauguration...
Rendez-vous était donné aux personnes invitées à 18 h à l'Office du tourisme. Là, on nous a remis un plan dans l'attente de retrouver un guide qui allait nous faire parcourir pendant une heure trente les rues de la ville à la découverte de... sculptures géantes de poulet de Bresse.
QUIA NOMINOR BRESSAE GALLUS ( Parce que je suis le poulet de Bresse)
A l'intérieur de l'Office trônait -étincelante de pièces de monnaie, les pattes couvertes de billets recyclés- la première sculpture. L'artiste, Edith Simonnet, s'est inspirée de la fable de la poule aux oeufs d'or...
Mais peut être devrais-je revenir sur la manifestation car de quoi s'agit-il en fait ? Grâce à l'initiative géniale de M. Pascal Meilheurat, une exposition gratuite et publique s'est installée pour trois mois dans les rues emblématiques de Bourg en Bresse mettant en scène avec humour et dérision 20 poulets de Bresse géants. Ces sculptures en plastique recyclé - de pratiquement deux mètres de haut pour une envergure d'un mètre cinquante- ont été placées sur des socles fabriqués par les élèves du lycée professionnel Cariat puis peintes, décorées, transformées par 20 artistes.
Un grand nom de la cuisine s'est associé à chaque artiste pour inventer une recette originale à base de Poulet de Bresse. L'artiste a créé une assiette de présentation du plat. Ci-dessus, la recette proposée par Anne-Sophie Pic : POULARDE DE BRESSE. MORCEAUX CHOISIS RÔTIS AU POÊLON, COMPRESSION DE PETITS LEGUMES A LA TRUFFE NOIRE. Celle de Régis et Jacques Marcon : POULARDE BRUNE AUX CHANTERELLES. Un livre d'art-cuisine est en vente présentant les vingt recettes et créations. Les sculptures seront mises en vente aux enchères en décembre pour les Glorieuses de Bresse (vente ) au profit d'un patrimoine de la ville qui sera restauré. N'est-ce pas un événement enthousiasmant qui apporte de l'humour dans l'assiette ?
SPACE CHICKEN de Nora Boudjemaï
J'adore la dérision de ce poulet encapsulé prêt pour la conquête de (quel) espace et l'humanisation tendre de l'animal...
LA POULETTE DE BRESSE de Blanpain
Motif chinois, couleurs vives, un poulet au féminin...
Ci-dessus : l'artiste Blanpain devant son oeuvre et la guide qui nous a accompagné pour une découverte des sculptures du centre-ville. Elle présentait les oeuvres mais également une photo des assiettes créées par les artistes.
LE COQ AU MEDAILLON d'Alfred Simonnet
Un étonnant et lumineux travail de peinture acrylique travaillée au couteau : la sculpture devient métal en trompe l'oeil...
MA COCOTTE AARON de Aaron Hinojosa
Exubérante, excessive, baroque, chaude/chaleureuse : la sculpture de l'artiste mexicain Aaron Hinojosa a emporté ma préférence. Oeuvre maîtresse de l'art-récupération, toute en clins d'oeil, détournements, jeu de cache-cache, elle offre une multitude de détails qui sont un régal d'humour :
Le flanc du poulet devient masque aux cils disproportionnés...
L'aile est provocatrice...
Oh ! Le prolifique croupion !
Explosion créative : des mains, des requins, des assiettes naissent des flancs du poulet...
L'artiste fut très sollicité pour des autographes. Il signait tout en s'écriant "VIVA LA VIDA ! La vie est belle ! Belle vie à vous! ...". J'ai aimé ces mots spontanés et sincères de l'artiste sud-américain.
LA GITANE de Jean-françois Bottollier
Recto-verso de la gitane, sculpture inspirée par le paquet de gitane-gauloise, clin d'oeil au véritable nom du poulet de Bresse "La Bresse Gauloise". L'univers graphique et bédétiste de l'artiste s'exprime.
SANS TITRE de Gérard Puvis
Ca, c'est pour tes yeux, chère Nathalie-Tiuscha du blog SAVEURPASSION : voici le poulet dont tu dévoiles la recette dans ton blog. Une sculpture recouverte de capsules et de papier de prestigieuses bouteilles de champagne. Clin d'oeil au maïs sous forme de pop corn... Alors, ton avis ?
LE POULET DRAGON de Di Credico.
Royal ! Une bombe de force et de couleurs ! L'artiste travaille souvent en Chine, l'animal mythique chinois a inspiré l'habit royal de ce poulet... Flamboyant !
UNIVERSALITE de Pierre Barillot
Subtilité de l'artiste : les détails-symbole du monde, des cinq continents -taxis new-yorkais, kremlin, village africain,...- se cachent dasn les aplats de couleurs chaudes. Une sculpture qui demande de l'attention pour en découvrir toutes ses richesses cachées...
MOI, POULET DE BRESSE de Dan Poncet
Faussement traditionnel (les couleurs bleu-blanc-rouge du poulet de Bresse) une sculpture surréaliste et éclatante...
SANS TITRE de Philippe Arrachart
Collages de photos d'ustensiles de cuisine... Modernité...
DECLARATION D'UNE COCOTTE de Bénédicte Gros
Une interprétation toute en surprise... Lisons donc la déclaration avant de découvrir la cocotte :
Last but not least : la création très graphique, très personnelle, très poétique de ma professeur de peinture. Sculpture placée au pied du plus beau monument de Bourg en Bresse, le monastère royale de Brou, en toute fin de parcours (c'est dans un des cloîtres de ce monastère qu'à partir de 20 heures, ce mercredi 17 juin, le cocktail était installé )
L'OUVRE-COEUR de Ginisti
L'un des hommes-personnages emprisonnés détient la clef qui ouvrira le coeur et libérera tous les personnages. Mais qui est-ce ? ...
Suite au parcours-découverte des sculptures de 18 h à 20 h, je faisais partie des quelques privilégiés à être invités à savourer un cocktail animé par des musiciens de jazz manouche (c'est dans l'air du temps) et préparé par les chefs du Club des Cuisiniers de l'Ain, présentés dans le troisième cloître du Monastère Royal. Une variété de coupelles, verrines salées ou sucrées, des toasts, des croquants et les toujours éblouissantes sucettes de foie gras en gelée de fruits frais...
Pour accompagner les délicieuses bouchées, les organisateurs avaient invité les vignerons du Bugey à présenter leur production, la dernière née des AOC : le vin de Cerdon. Ah comme ils faisaient plaisir à voir, ces vignerons fiers de leur travail reconnu. Blanc, rosé, rouge ou pétillant, leurs vins ont de la noblesse. A découvrir si vous ne les connaissez pas encore...
Puis ce fut l'heure de quitter le cloitre pour répondre à l'invitation d'aller pique-niquer derrière l'Abbaye de Brou sur les pelouses...
On nous a offert un sac pique-nique aux couleurs orangées de la manifestation. Nous nous sommes installés sur la pelouse où de longues nappes de papier blanc avaient été dressées. Les musiciens de jazz poursuivaient leur récital et les citadins qui avaient retiré une invitation à pique-niquer étaient déjà en train de déguster un menu de soupe fraîcheur, sorte de gaspacho bien épicé, un morceau de Poulet de Bresse (la bague qui entourait le pilon de mon panier pique-nique manifestait de l'authenticité de la volaille), du Bresse bleu et du comté AOC fruité, une soupe de fruits Marie GAlante, des Gaud'rioles de la boulangerie Bourgeois -mon boulanger préféré de la ville- petits biscuits préparés à base de gaude, farine régionale de maïs grillé.
Des petits galets colorés et décorés permettaient aux nappes de ne pas s'envoler, signe d'une organisation soignée et sans faille. Merci au créateur et à tous les partenaires de cette manifestation d'avoir offert aux citadins cette soirée extra-ordinaire, d'ouvrir la ville à la création, de prendre le risque d'exposer des oeuvres d'art à la vie de la rue, d'apporter un supplément de partage et de vie au quotidien. Quant à vous, lectrices et lecteurs de ce long billet, il reste encore des sculptures à découvrir et une ville charmante, une région bon-enfant : le Bresse vous attend. Venez-vous amuser. Et si vous avez comme une petite envie de mettre dans la cocotte quelques morceaux de poulet, rendez-vous demain pour la recette de palets de poulet aux pistaches...
mardi 23 juin 2009
PATTES DE ...
Tuesday 23rd June 2009
PATTE n.f. (d'origine gauloise) Chez l'animal, membre ou appendice qui supporte le corps, sert à la marche. Déf. du Petit Robert
Il y a une semaine, mercredi 17 juin, j'ai vécu une soirée peu ordinaire. De l'art, de la gastronomie, des artistes, des amis, des curieux, des heureux, de la couleur, des sourires, de l'étonnement, des questions, de la joie. Mais que s'est-il passé ?
Où, quand, comment : les réponses sont à paraître dans mon prochain billet. Cela ne vous empêche pas de supposer, de deviner, de bavarder, d'écrire déjà en commentaire sur ce bel événement. Ciao ciao...
lundi 22 juin 2009
THE ELDERFLOWER YEAR: vinegar, cordial and more... - L'ANNEE DU SUREAU : vinaigre, sirop et plus encore...
Monday 22nd June 2009
Décidemment, cette année me semble plus belle pour la floraison du sureau : il a été magnifique et aujourd'hui les baies font leur apparition avant le mûrissement et la cueillette pour préparer la gelée de sureau. Selon les altitudes et les régions, la floraison du sureau s'est étalée sur un bon mois. Début mai, je cueillais déjà de belles ombelles en Bresse et dans le Mâconnais : à l'occasion je vous avais présenté la recette du beignet slovène au sureau (voir mes billets précédents : un délice pour l'apéritif ou le dessert, salé ou sucré). Ce week-end, j'étais en Auvergne et au cours des randonnées quotidiennes sur les hauteurs, nous nous sommes ennivrés du parfum suave du sureau en fleurs : oui, en altitude, le sureau est toujours en floraison... La semaine dernière j'ai reçu la visite d'une collègue suisse qui m'a fait le cadeau précieux de m'offrir une bouteille de son sirop de sureau maison. Pour fabriquer à froid ce sirop, Roselina cueille 60 ombelles de sureau qu'elle va faire macérer une bonne semaine au frais dans 5 kgs de sucre (il s'agit de sirop donc cette quantité est logique), du jus de citron et d'acide tartrique. Chaque jour, elle touille la préparation avant de la filtrer soigneusement, très soigneusement pour une meilleure conservation. Selon Roselina, cette préparation à froid est la meilleure en goût. Le sirop de sureau ? Méconnu en France, vénéré en Angleterre, recherché en Suisse et dans toute l'Europe de l'Est, est très frais à boire. Tiens, il faudra que je pense à demander à Roselina plus de précision sur les quantités de sa recette...
Comme je le disais précédemment, nous avons croisé maints et maints arbres de sureau en Auvergne ce week-end dernier. Je n'ai pu m'empêcher de prendre quelques clichés de la dentelle dessinée par les ombelles dans le ciel, l'apparition des baies ou la beauté des milliers de petites fleurs qui parfument la campagne au printemps. Et puis, le soir venu, je suis allée chaque jour -au moment de l'apéritif- chez Berta, ma grand-mère dynamique. C'est elle qui m'a fourni en filtres à café de papier qui allaient me servir à finaliser mon vinaigre de sureau. Car il y a 15 jours, j'avais encore cueilli des ombelles pour faire un vinaigre de sureau maison selon la recette découverte sur le joli site LUXE.CAMPAGNE.FREE.FR
Cueillir des ombelles de sureau pour en remplir -sans tassement- un bocal à conserve. Remplir de vinaigre de vin vieux de très bonne qualité. Fermer le bocal avec le caoutchouc.

Laisser macérer sous le soleil de juin pendant deux semaines. Nous avons évidemment choisi le mur le plus au sud de la maison pour exposer le bocal...



Au bout des deux semaines, filtrer. Mettre en bouteille. Composer de jolies étiquettes puis entreposer dans un endroit à l'abri de la lumière ET NE PAS OUBLIER d'offrir quelques petites bouteilles de ce vinaigre parfumé de printemps à vos ami(e)s. Une touche d'originalité pour vos salades...

mardi 16 juin 2009
DREAMING OF GREECE, SESAME SOUP - REVER DE LA MER EGEE, SOUPE GRECQUE DE TAHINI
Tuesday 16th June 2009
Comme je le racontais la semaine dernière, ma cuisine s'oriente ces jours-ci côté sud,vers la Méditerranée voir le Moyen Orient avec le bonheur des beaux jours, d'ouvrir ma terrasse aux invitations et de recevoir les amis. Soigner la décoration. Profiter de la floraison de la clématite bleue nuit. Hop, hier à midi, une invitation impromptue pour offrir à une copine, Corinne, un moment de détente hors du contexte professionnelle pour couper sa journée. Coco vient de reprendre une activité professionnelle en tant que formatrice. Courageuse, elle enchaîne 35 heures de cours en plus de la "gestion" de son foyer, de sa famille. C'est ardu et elle fait face. Et je n'en suis pas étonnée. Corinne aime l'intensité. Sa vie est un parcours de force. Peut être que pour le moment cette vie n'est pas en harmonie avec ses désirs, mais je peux vous assurer qu'elle se bat en femme responsable de SA vie. De mon côté, je suis rentrée d'un week-end de formation de l'autre côté de la France, côté ouest, aussi la table fut improvisée mais soignée.
Après un apéritif de Macvin pour papoter à propos de notre week-end, j'ai servi une soupe froide grecque à base de sésame et de riz qui se sert parsemée de fleur de sel et d'huile d'olive fruitée. Le sésame est un puissant concentré de magnésium . Il aiderait même à faire baisser le taux de mauvais cholestérol. J'ai toujours aimé son goût puissant. Les petits sablés au sésame ...hum... Mais revenons à la soupe de sésame : elle est traditionnellement servie en Grèce pendant le carême. Je propose de la servir par petites touches car son parfum est particulier, fort en goût. Elle constitue un parfait amuse-bouche. Une recette naturelle, équilibrée. Une offrande de bien-être pour le corps. Régime crétois garanti.
50 cl d'eau + 5 cl- 50 g de riz rond - 60 g de tahini de sésame semi-complet - 1/2 citron - 1/2 tomate - 1 petite échalote -sel, poivre - huile d'olive - fleur de sel
Porter l'eau à ébullition. Rincer le riz puis le cuire dans l'eau pendant 10 à 12 minutes. il doit rester un peu ferme. Dans un bol, diluer le tahini dans les 5 cl d'eau. Hors du feu, ajouter le tahini au bouillon de riz. Saler, poivrer. Ajouter le jus de citron. Laisser refroidir. Garder dans le réfrigérateur entre 6 et 12 heures. Au moment de servir, faire fondre l'échalote émincée dans un peu d'huile d'olive. Emonder la tomate puis la couper en dés. Ajouter l'échalote, sel et poivre. Verser la soupe dans les assiettes. Poser le mélange tomate-échalote au centre. Verser une cuillère à café d'huile d'olive. Saupoudrer de fleur de sel. Déguster.
C'est un assortiment de mezze que j'ai préparé pour compléter le repas : hoummous maison, pain pitta maison (recette à venir), taboulé, salade de légumes du jardin, agneau à la coriandre : le parfum de la viande a conquis mon invitée du jour. Je fais mariner l'agneau coupé en bouchées pour une cuisson minute dans du jus de citron avec ail, échalote,coriandre frais, cumin en poudre, paprika, poivre et une pointe d'huile d'olive. Je saisis rapidement à la poêle. Je sers avec des quartiers de citron. C'est tout. C'est bon.
Une heure de pause déjeuner, c'est trop court ! Oui, Corinne demande un supplément, tu as à peine eu le temps de déguster le dessert de fruits au miel et au yaourt grec accompagné d'un café blanc (voir post précédent). Une visite si brève, ce n'est pas juste...
jeudi 11 juin 2009
FLOWER COFFEE & ORANGE-MINT CAKE - BOIRE LE CAFE BLANC LIBANAIS ET DEGUSTER UN GÂTEAU D'ORANGE, DE MENTHE ET DE POLENTA...
Thursday 11th June 2009
Forcément avec l'été qui approche, je pense aux vacances même si pour le moment nous n'avons pas encore réservé une destination. Je rêve de rendre visite à mes amis irlandais, retrouver les rivages celtes où j'ai aimé... Mais faire un p'tit tour sur les terres de mes ancêtres, en Slovénie, me tente également... Et puis, il y a la lumière de la Grèce que j'adore, les îles bleues et blanches... ou encore, le Liban qui éveille mon imagination. Je l'imagine parfumé et coloré, terriblement vivant et accueillant, offrant des trésors, des vestiges, des contes, des merveilles, des légendes... Ces jours-ci, mes idées de cuisine ne font appel qu'à des recettes libanaises. Je n'en recherche pas le sens, je suis cette envie. Aussi, hier, à l'heure de la sieste, je me suis allongée après avoir préparé puis posé sur la table de chevet un café blanc tel qu'on le boit au Liban. Plus tard, j'ai pensé à ce gâteau à l'orange -recette lue dans un magazine français, j'ai oublié le nom du chef cuisinier, oups...- et décoré de menthe fraîche du jardin comme un appel à l'orient, que j'avais dégusté il y a quelque temps chez Berthie. C'est la fraîcheur de la texture qui avait comme un goût de reviens-y. Bon, en exécutant la recette pour la première fois, Berthie -trop appliquée- s'était trompée et au lieu de couper des tranches d'oranges, elle avait patiemment relevé les quartiers. Dans la recette finale, la peau parfumée de l'orange manquait certes cependant le gâteau était déjà agréablement goûteux... P.S. : Berthie est ma chère môman...
LE GÂTEAU : 150 g de sucre - 150 g de poudre d'amandes - 3 oranges non traitées - 5 g de levure - 100 g de polenta - 20 g de lait - 6 oeufs - 1 pincée de sel
THE CAKE : 150 g sugar - 150 g grounded almonds - 3 oranges - 5 g baking powder - 100 g polenta - 20 g milk - 6 eggs - 1 pinch of salt
Couper les oranges en tranches. Les faire bouillir deux fois. Dans un saladier, mélanger la polenta avec la poudre d'amandes et la levure. Dans un autre saladier battre les oeufs avec le sucre. Verser sur la préparation de polenta et mélanger.
Tapisser un moule à manquer de papier sulfurisé. Garnir avec les tranches d'orange puis couvrir avec la pâte. Cuire au four pendant 25 minutes à 180°C. Laisser refroidir. Décorer de menthe fraîche et de sucre glace.
LE CAFE BLANC LIBANAIS : Faire bouillir de l'eau. Verser une cuillère à café d'eau de fleurs d'oranger (vous pouvez préférer l'eau de rose) dans chaque tasse. Verser l'eau chaude. Déguster ce parfum... cette boisson agréable en fin de repas ou pour accompagner une pâtisserie... Vous pouvez sucrer l'eau avant de la faire bouillir si vous aimez les boissons sucrées.
samedi 6 juin 2009
BATONS DE RHUBARBE CONFITE A LA FRAISE, JUS D'ORANGE
Saturday 6th June 2009
" Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.
Charles Baudelaire ".
J'ai craqué pour cette recette de saison incroyable de douceur et de fondant! J'avais de la rhubarbe et j'avais envie d'une préparation nouvelle qui diffère du clafoutis ou de la tarte. Alors j'ai ouvert ma bible "La cuillère d'argent" à la recherche de recette à base de rhubarbe. Au départ, l'idée ne payait pas de mine : composer une compotée avec les fruits disponibles en cuisine : fraises d'un producteur local, rhubarbe du jardin, orange bio. Ce n'est qu'en bouche que la rencontre de ces trois fruits nous a emballé.
1 orange - 250 g de fraises - 800 g de rhubarbe - 400 g de sucre - quelques gouttes d'extrait naturel de vanille
Presser le jus d'une orange. Y faire macérer les fraises coupées en quatre. Eplucher la rhubarbe puis la couper en bâtonnets d'environ 8 centimètres de long. Plonger la rhubarbe 5 minutes dans une casserole d'eau bouillante. Egoutter. Faire un sirop avec le sucre, l'extrait de vanille et un demi-litre d'eau. Faire doucement confire le rhubarbe dans ce sirop. (environ 10 minutes). Egoutter la rhubarbe et la déposer encore chaude sur les fraises. Laisser refroidir. Servir ce délice avec des biscuits faits maison.
La qualité de cette compotée est de mettre en valeur la rhubarbe, ce légume que nous préparons plutôt comme s'il s'agissait d'un fruit et dont les Britanniques raffolent. Hum, me revient en mémoire le souvenir des bonbons rhubarbe-fraise-crème anglaise que j'achetais en fin de semaine chez le petit épicier du coin, en sortant du travail -petit rituel pour saluer le début du week-end- lorsque je vivais avec Eamonn, au début des années 90, dans la City of Derry. J'ai encore en mémoire la texture et la saveur de ces friandises...
jeudi 4 juin 2009
D'IMPERTINENTES JOURNEES POUR LE POULET DE BRESSE
Thursday 4th June 2009
"Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière". François Cavanna.
Comment naissent les idées ? D'où viennent-elles ? Parfois elles sont inspirées. Parfois à peine osent-elles se présenter qu'on les rejette, les jugeant trop audacieuses, excentriques, impossibles. Pourtant, il faut savoir oser. L'autre jour, j'ai reçu via la boite mail de ce blog, une invitation étonnante introduisant le festival LES AIN'PERTINENTES de Bourg en Bresse. Un festival qui dure... (voilà l'audace dont je parlais il y a peu) ... qui dure trois mois ! Alors, au cours d'une récente balade en ville, j'ai saisi mon appareil pour prendre l'affiche annonciatrice de cette première biennale d'art populaire citadin et de gastronomie. Artistes-cuisiniers, artistes-peintres (dont Anne-Isabelle ma prof d'aquarelle) , designers, plasticiens, couturiers, etc rencontreront le citadin dans les rues à travers leur oeuvre exposée mais également en présentant un livre.
Dans le silence secret de leur atelier chaque artiste travaille pour transformer une sculpture de la célèbre volaille de Bresse, version géante (1m55) en oeuvre d'art qui sera exposée dans toute la ville du 15 juin au 15 juillet 2009 avant d'être vendue aux enchères. 20 artistes peintre sont associés à 20 artistes cuisinier. Ensemble, il ont composé une oeuvre d'art et une oeuvre de cuisine, une sculpture et la création d'un plat de volaille de Bresse sur un thème commun. Parmi ces cuisiniers, citons : Mme Anne-Sophie Pic, Régis Marcon, le régional donc incontournable Georges Blanc. Ce travail créatif a été photographié pour devenir un ouvrage qui sera mis en vente dès le 15 juin.
Si vous êtes curieux, si vous êtes impatient, si vous habitez trop loin pour venir à Bourg en Bresse, le festival se découvre aussi sur le site : http://www.lesainpertinentes.com
Alors pour être dans le même tempo que ce festival à venir, je vous propose aujourd'hui une recette de volaille : des blancs de Poulet de Bresse à l'italienne.
Faire ouvrir par votre volailler les blancs afin de les farcir d'une farce de ricotta, ciboulette, tomate séchée coupée en dés. Poser une noisette de beurre sur la farce. Saler, poivrer ou plutôt pimenter (de piment d'Espelette qui s'accorde à merveille avec la volaille). Rouler. Maintenir avec des piques en bois.
Fondre une noix de beurre avec un peu d'huile dans une poêle. Faire dorer une échalotte émincée. Ajouter les roulades de poulet et une gousse d'ail coupée en deux. Cuire doucement. Ajouter une cuillère à soupe de Martini rouge ou de vin cuit et un peu d'eau si nécessaire. Ici, j'ai servi les roulades avec un riz blanc dressé avec une sauce tomate maison dans laquelle j'ai ajouté de la ricotta, du basilic frais haché et des lardons grillés. J'ai décoré de quelques brins fleuris ou pas de ciboulette du jardin. J'ai apporté les plats à table, nous avons saisi le couteau, coupé et découvert une farce fondante qui, on le sentait bien, allait divinement s'accorder au jus des échalotes rôties à souhait. Hum !
lundi 1 juin 2009
CABARET TZI & GOULASH DE MAMA BERTA
Monday 1st June 2009
"Nous étions Anakins, fils du soleil, et Romnis, fils de la femme.
Nous étions Zaths, Meyds, Bodhas. Nous étions Zata Samram, nés avec le souvenir de la vie antérieure.
Sinder Vaïom, Sinder vaïom, l'Inde est la terre d'origine.
Nous sommes venus de l'Inde, Romnias du grand gange,
du Pancab, du Multan.
Nous sommes ces voyageurs que les grecs ont décrits comme des géants cyclopes effrayants parce que nous avions la connaissance
des cycles de la lune et du soleil
Nous sommes ceux qui avons donné au reste du monde le chiffre, la cabale, l'anneau zodiacal et l'astronomie.
Nous étions en Thrace en même temps qu'en Afrique et jusqu'aux confins du pays des celtes, puis en Macédoine,
Italie, Espagne, Perse, Syrie, Egypte, Palestine, Lybie.
Nous étions orpailleurs, fondeurs, forgerons, bûcherons, sculpteurs, serruriers mais aussi pâtres et nomades,
musiciens, devins et guerriers.
Nous sommes ces voyageurs que les arabes, les grecs et les romains ont
persécuté et pourchassé après que nous leur ayions appris à forger leurs propres armes.
Nous sommes ceux qui avons donné au reste du monde le Tarot et ses arcanes,
qui décrivent les cycles du temps.
Les noms que l'on nous donne ne signifient pas plus que ce que nous sommes.
Nous sommes la poussière du monde que le vent promène avec le souvenir de nos premiers voyages,
jusqu'à ce jour décrit dans le livre de Manù où le dormeur s'éveillera enfin à la mémoire de tous les siens.
Madame, Mademoiselle, Monsieur, nous vous souhaitons le bonsoir et la bienvenue dans un... Cabaret Tzigane."
Magique! J'ai passé une nuit inoubliable samedi soir, au pays des gens du voyage, ceux qui appartiennent au monde plutôt qu'à un pays. Le "cabaret tzigane" s'est installé à Bourg en Bresse pour deux représentations (en clotûre du festival du cirque) dans le cadre grandiose du jardin de l'Abbaye de Brou. Il y a 10 jours, peu à peu, l'hectare de pelouse a disparu sous les chapiteaux, les installations, les caravanes. Le soir les lampions apportaient déjà un air de fête mais ce n'est que samedi, à 18h30 que la fête a commencé. Marmites de goulash, méchoui (deux moutons entiers cuits à la broche), soupe, piles de crèpes : tout a disparu en deux heures de temps tandis que de ci, de là, les premiers spectacles ont animé l'espace : fanfares balkaniques, chanteurs perchés dans les arbres, un impressionnant rituel avec le feu partagé par une femme à la présence rare, une roulotte pour échanger ses euros en kayas afin de s'offrir du PIVO (bière en langue slave), une cérémonie funéraire pour conduire à 22 h les spectateurs dans le cabaret tzigane installé sous un grand chapiteau bleu. Un chapiteau mis en scène avec de grands miroirs, des portraits de famille, des dizaines d'ustensiles de bric et de broc chargé d'une âme slave. C'est le texte que vous avez lu ci-dessus qui a introduit le spectacle. Alors la musique s'est infiltré dans chaque goutte de mon sang slave et comme le public je me suis laissée enivrer de fête, d'amour, de bonheur, de partage, de danse, de sourire. L'air était concentré ce soir là. Hors du temps et de l'espace. Chacun était heureux m'a-t-il semblé et davantage attentif au bien-être de l'autre : pas de bousculade, des sourires, des sourires, des sourires, une jeune femme qui offre sa chaise à un monsieur agé pour qu'il soit mieux placé afin de profiter du spectacle de feu, une toute petite fille qui improvise une danse devant la fanfare, etc, etc. Nous étions tous unis, invités à partager la fête d'une communauté venue de nulle part et de partout; de musiciens, de techniciens et d'artistes de rue très organisés veillant à la magie du spectacle ; d'hommes et de femmes vrais et généreux : l'équipe du "Cabaret tzigane". Merci.
Vous l'avez compris : si vous avez l'occasion d'assister au spectacle du "Cabaret tzigane", profitez-en ! Vous pouvez déjà les découvrir à ces adresses :
http://www.cabaret-tzigane.com/spectacle.html
http://www.everyoneweb.fr/laracastiglioni/
Donc, samedi soir, on pouvait manger du goulash. J'ai bien écrit DU car je constate qu'en France on dit et on écrit "de la" goulash et cela m'irrite toujours. Ce billet est l'occasion de partager la recette de ce plat tel que le prépare ma grand-mère slovène. Le goulash est en fait une soupe épaisse. Souvent, avant de la servir, on fait cuire des quartiers de pommes de terre pour l'épaissir davantage. Elle se déguste avec un pain bis, de type seigle, à la mie très serrée. Je me souviens de mes randonnées en Slovénie, adolescente, avec mes cousins. Il était parfois prévu de faire une pause déjeuner dans un refuge ou une "gostilna" (l'auberge en français) pour se conforter d'un bol de goulash. Hum ! Le goulash ne se prépare pas en petites quantités. Il mijote longuement. Sa préparation est longue aussi prévoyez une grosse marmite et invitez au partage. Voici notre recette pour 15 personnes !
LE GOULASH SLOVENE COMME LE PREPARE MAMA BERTA : 3 kg de boeuf (viande à braiser, macreuse) - 1,5 kg d'oignons blonds - 8 gousses d'ail - 4 cuillères à soupe de paprika - de la marjolaine - 6 cuillères à soupe de farine - cvirke ( saindoux en français!) - 2 petits piments - 2 cubes de bouillon de boeuf
SLOVENIAN GOULASH AS MY GRANDMOTHER BERTA DOES IT : 3 kg of beef - 1,5 kg of onions - 8 cloves of garlic - 4 tablespoons of paprika - marjoram - 6 tablespoons of flour - lard - 2 small chillies - 2 beef stock
Emincer les oignons puis les faire fondre doucement et longuement dans du saindoux dans une casserole à fond épais. Soyez patient(e), les oignons doivent être fondus, cela demande du temps. Couper la viande en cubes. L'ajouter aux oignons, mélanger et laisser cuire en surveillant pendant une heure. Ne pas couvrir la casserole ! Ajouter la farine, la paprika, le piment, l'ail haché. Mélanger pendant cinq minutes. Ajouter de l'eau, les bouillons cube, sel et marjolaine. Laisser mijoter une bonne heure au minimum. Ce plat se prépare la veille. A servir avec des pommes de terre ou des pâtes maison. Pour partager la marmite, vous êtes obligé d'inviter toute la famille ou tout le quartier, tous vos voisins. Plus on est de fous, plus... Que la fête tzigane commence !
































































































































