APPLE SWEET FRENCH CAKE - SUAVE DE POMMES selon Georges Blanc
Sunday 28th March 2010

"DANS LE SILENCE ET LA SOLITUDE, ON N'ENTEND PLUS QUE L'ESSENTIEL". Phrase qui accueille les pélerins de Compostelle à l'entrée du village Aubrac.
Des synchronicités de Jung... Nous sommes dimanche, 17 heures, heure du printemps. Je rentre à la maison après avoir pris le café chez mes amis Corinne et Victor. Avant de me rendre chez eux, j'avais commencé la préparation de ce billet, me laissant porter par le "hasard" des mots qui viendraient à ma rencontre pour débuter ce billet. Ce sont des images lumineuses de mon indispensable Aubrac qui sont apparues en premier. Indispensable car il me faut impérativement me rendre dans cette région de France au moins une fois l'an pour me "nourrir" de l'énergie tellurique de son sol. Une région unique en France, confidentielle, quasi désertique mais rempli d'un étrange silence... J'ai donc aussitôt ouvert mon album photo pour sélectionner deux photos de cette région, terre de granit. Et c'est une autre terre de granit qui est venue à ma rencontre chez mes amis. Toujours par hasard (?), à mon départ, Corinne a glissé dans mon sac à main un roman qui va ravir mon amour pour le Moyen-Age, les vieilles pierres et les bâtisseurs de cathédrales : La promesse de l'ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos. Roman situé sur le Mont-Saint-Michel dans son abbaye de granit. Mais quelle main a guidé celle de Corinne pour amener ce livre sou s mes yeux ?
" Dès les premières marches, nous fumes saisis par une atmosphère lourde, opaque et pénétrante : la dureté du site, la rudesse du granite, la violence du vent et des flots qu’on entendait se fracasser plus bas nous fit aborder le climat qui devait régner ici au Moyen-Age : la grandiloquence diurne s’effaça ; l’âpreté du lieu nous submergea... Il régnait ici une âme, une présence hors du temps qui, pour n’être pas charnelle, transpirait de chaque pierre..."
Aucune transition pour aborder les nourritures terrestres et partager avec vous la recette d'un suave gâteau rustique, présenté à même le plat de cuisson en grès. Il pourrait être normand, mélange de crème fraîche épaisse et de pommes caramélisées. Il est bressan. Une recette de Gorges blanc, inspirée par sa grand-mère et ses souvenirs d'enfant : la tarte paysanne aux pommes caramélisées. De la simplicité, de la rusticité et pourtant un incroyable goût. L'un des meilleurs gâteaux de thé qu'il m'ait été donné de goûter.
250 g + 100 g de sucre - 200 g de farine - 150 g de crème fraîche épaisse - 3 oeufs - une pincée de sel - 5 g de vanille liquide - 5 pommes golden - 60 g de beurre
Eplucher les pommes puis les couper en minuscules dés. Les cuire à la poêle avec le beurre et 100 g de sucre jusqu'à ce que les pommes caramélisent légèrement. Egoutter.
Mélanger les oeufs avec la crème et la vanille sans trop battre. Mettre farine et sucre dans un saladier. Verser le mélange oeufs-crème et lisser au fouet. Beurrer le moule. Verser la pâte. Déposer les pommes sur le dessus. Cuire 30 minutes à 170°C.
ORANGE MIRROR - MIROIR A L'ORANGE
Friday 19th March 2010
"Elle sentait en lui un retrait. Il s'éloignait comme la mère oiseau qui recule de plus en plus sur la branche, pour s'envoler finalement. Le petit oiseau a trois possibilités : rester - tomber - ou la suivre et voler pour la première fois". DIALOGUES AVEC L'ANGE, commentaire Entretien 23
Vendredi 19 mars 2010, St Joseph, fête du mariage des oiseaux, journée qui prépare au printemps tout proche. C'est avant le lever du soleil qu'elle se réveille dans un état de bien être. Le coeur en paix. Elle a envie d'un thé parfumé alors elle va jusqu'à la salle à manger pour le préparer. Elle pose une veste sur ses épaules puis s'assoid sur la terrasse du château, face à l'est et admire le lever du soleil. Quelle paix du monde ! Paix avec le choeur des oiseaux qui chantent dans le parc. Après le thé, elle marche dans le parc jusqu'à l'étang. Là, elle demeure longuement. Observatrice ou plutôt avec toute la vie qui vit en grande harmonie : le clapotis de l'eau, un vol de canards en arc de cercle, le cri des poules d'eau, le blup des poissons...
Et puis lundi elle retrouve ses collègues. Elle pense alors à ceux qui se donnent sans compter dans un projet fou de construction au coeur du Jura d'un bateau qui sera accessible aux personnes handicapées d'une école de voile. Quel projet que d'offrir la liberté de la mer à ceux qui ne peuvent plus quitter le sol. Comment témoigner de tout son soutien à ses collègues ? Peut être partager un moment avec eux, offrir un goûter de cidre, de mets salés et de gâteaux pour ponctuer une longue journée, peut être... Allez banco, en cuisine pour préparer tout cela. Dont ce gâteau miroir, fondant d'orange glacé de kirsch ( c'est un beau mariage que celui de l'orange et de la cerise ), "Gâteau à l'orange grand-mère Blanc" gâteau d'anniversaire de l'enfant que fut le cuisinier Georges Blanc (oui en ce moment elle teste nombre de ses recettes offertes en livre).
Faut-il le préciser, les collègues ont craqué devant l'attention. Un moment d'amitié, d'émotion partagée et réciproque, c'est bon.

Dans un bol, mélanger 115 g de sucre glace avec 1 cuillère à soupe de kirsch et le jus d'une demi-orange.
Dans un saladier, lisser 150 g de beurre mou avec 150 g de sucre en poudre. Ajouter le jus d'une orange et un oeuf. mélanger. Ajouter un autre oeuf. Puis incorporer 115 g de farine et 1/2 sachet de levure chimique. Râper le zeste de deux oranges. En préserver une cuillère à soupe pour le décor et ajouter le reste à la pâte. Beurrer et fariner un moule à tarte. Verser la pâte. Cuire 20 minutes à 180°C.
Quand le gâteau est refroidi, le glacer. Saupoudrer le zeste d'orange. J'aime servir ce gâteau tel quel. Georges Blanc conseille de le servir décoré de fruits de saison et de l'accompagner d'une glace au caramel (hum) ou d'un soufflé glacé au Grand-Marnier.
"Sache que le monde tout entier est un miroir, dans chaque atome se trouvent cent soleils flamboyants . Si tu fends le cœur d’une seule goutte d’eau, Il en émerge cent purs océans." Mahmûd Shabestarî, poète soufi
TOGETHER : Walnuts crème brûlée - ENSEMBLE : Crème brûlée de noix et de gentiane, coulis de chicon
Sunday 14th February 2010
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin, minuit, midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble
LOUIS ARAGON
Fêter la Saint Valentin... Préparer une douceur de dessert -crème brûlée- tout en veillant à préserver la rencontre du principe féminin et du principe masculin... Liqueur de gentiane, noix et audace d'un chicon (endive) cuit en coulis sucrée... Avec attention, mettre la table en fête et en lumière pour un tête à tête... Partager... Aimer...
Un dessert inspiré par les carnets de cuisine des cercles culinaires, Saveurs des régions de France, Auvergne aux Editions Ouest France qui peut se préparer la veille pour se monter au dernier moment. Précision : le coulis d'endive qui nous a laissé plutôt dubitatif. Et vous, qu'en penserez-vous après l'avoir goûté ? Partagez vos avis...
COULIS D'ENDIVE : Couper l'endive puis la faire cuire avec 150 g de sucre, un jus de citron et 40 cl d'eau pendant une vingtaine de minutes. Mixer l'endive avec assez de sirop (jus de cuisson) pour obtenir un coulis. Réserver au frais.
CREME BRULEE : 15 cl de lait - 40 cl de crème liquide - 4 jaunes d'oeufs - 25 g de sucre - 1/2 gousse de vanille - 2 cuillères à soupe d'Avèze (de Suze à défaut)
Porter à ébullition le lait avec la crème et la gousse de vanille fendue en deux pour en extraire les graines. Laisser infuser hors du feu. Pendant ce temps, fouetter les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le lait infusé. Mélanger. Remplir des ramequins et cuire 20 minutes au four à 140°C. Laisser refroidir. Réfrigérer.
PREPARATION AUX NOIX : 100 g de cerneaux de noix - 10 g de sucre - 1 cuillère à soupe de crème fraîche épaisse
Plonger les cerneaux de noix dans de l'eau à ébullition. Les égoutter à la reprise de l'ébullition. Sécher soigneusement. Ecraser grossièrement au pilon. incorporer le sucre et la crème fraîche. Réserver.
MONTAGE : Utiliser un verre transparent ou un cercle à pâtisserie. Déposer une couche de préparation aux noix dans le fond. Couvrir de crème brûlée. Saupoudrer de cassonade. Utiliser un fer à brûler pour caraméliser ce sucre. Oter le cercle à pâtisserie. Servir avec un peu de coulis d'endive.

SCOTTISH WHISKY CAKE, ORANGE ICING - L'ECOSSE EN GÂTEAU AU WHISKY, BEURRE A L'ORANGE
Thursday 21st January 2010
L'hiver, j'ai toujours une furieuse envie de cuisiner écossais. Je ne sais si ce sont les brumes de janvier, le brouillard des Dombes ou l'anniversaire de Robert Burns, le poète chéri des Ecossais né et donc fêté le 25 janvier... Pour info, ayez la curiosité de parcourir les pages de l'adresse suivante (http://www.address-to-a-haggis.c.la), c'est une passionnante traduction comparée du poème de Burns :
Address To A Haggis
Fair fa' your honest sonsie face,
Great chieftain o' the puddin'-race!
Aboon them a' ye tak your place,
Painch, tripe, or thairm:
Weel are ye wordy o' a grace
As lang's my arm...
Ode au haggis
Salut à toi, mon brave, mon cher,
Grand chef du clan de la bonne chère !
Au-dessus d'eux ta place est claire,Boyau, tripe, estomac :
Tu mérites bien une belle prière
Aussi longue que mon bras...
Ce dimanche, ce fut donc un déjeuner écossais avant de partir en balade sous un fantastique soleil. Et comme l'orange et l'Ecosse, c'est une longue histoire d'amour autant que mon goût immodéré pour cet agrume, le dessert fut vite choisi : un gâteau extra-moelleux à l'orange et au whisky, glacé d'un beurre d'orange au miel, le "HONEY AND WHISKY CAKE".
Un gâteau bien rustique, tel qu'on le trouvait et le trouve encore au plus profond de la campagne écossaise. C'est le sucre cassonade qui colore de ce brun doré la pâte que l'on parsème de fine écorce d'orange râpée...
Achetés il y a...pfff...des années en Ecosse, mes précieux petits ouvrages culinaires précieusement illustrés de paysages écossais ne quittent pas ma cuisine. J'y puise bonheur, souvenirs heureux, parfums gaëliques, rusticité et authenticité. Venez, accompagnez-moi en cuisine...
INGREDIENTS : 180g de farine - une demie cuillère à café de levure chimique - 180 g de beurre mou - 180 g de sucre brun - 3 oeufs - 4 cuillères à soupe de whisky - le zeste râpé d'une petite orange. Pour le glaçage : 180 g de sucre glace - 60 g de beurre - 2 cuillères à soupe de miel - le jus de l'orange
INGREDIENTS : 180 g self-raising flour - 180 g soft unsalted butter - 180 g sugar - 3 eggs - 4 tablespoons of whisky - grated rind of a small orange. For the icing : 180 g icing sugar - 60 g butter - 2 tablespoons of honey - the orange juice
Préchauffer le four à 180°C. Beurrer un moule à manquer. Mélanger en crème sucre et beurre. Ajouter le zeste d'orange puis les oeufs un par un. Incorporer la moitié de la farine et le whisky. Mélanger. Ajouter le reste de farine. Verser dans le moule, égaliser puis cuire environ 20 minutes. Laisser refroidir sur une grille.
Préparer le glaçage en incorporant lentement les quatre éléments. Décorer le gâteau : étaler le glacage, tracer des dessins à la fourchette. On peut également recouvrir d'amandes effilées et torréfiées avant de se régaler.
A BIRTHDAY TREAT : PISTACHIO DATES - TA DOUCEUR EST TA PLUS GRANDE FORCE, DATTE & PISTACHE, QUELLE RENCONTRE !
Wednesday 28th October 2009

"J'ai su, avec les yeux ouverts plus grandement sur les choses, que la vie que nous déployons peut révéler aussi de la joie". ODILON REDON
Odilon Redon est sans contexte mon peintre préféré. Sa peinture est ardente, pure, mystérieuse. Que de questions face à ses tableaux et à ses pastels : les visages aux yeux clos qu'il a peint, les énigmatiques chevaux ailés, des couleurs vibrantes, frappantes et éclatantes. Une peinture unique que l'on dit musicale. Et la lumière, la lumière...
Cette semaine, je fête mon anniversaire et je pense à l'oeuvre de ce peintre. La lumière est extraordinaire ces jours-ci. Nous sommes le 28 octobre, au coeur de l'automne, croyiez-vous possible que la lumière soit aussi belle que sur les clichés ci-dessous, jouant avec l'ombre de la paille tressée ? Le soleil et le ciel bleu pur de ces derniers jours, je les accueille comme un cadeau... Merci.
Le temps d'une soirée, je vais retrouver aujourd'hui certains amis. Alors, j'ai eu envie de préparer une douceur inspirée par un étrange voyage de cet été. Début août, j'ai été invitée par une troupe d'amis plus ou moins proches à découvrir les fêtes de Genève et leur géantissime feu d'artifice qui clôt le mois de festivités. Penser à ce feu d'artifice me donne encore des frissons! Je n'avais jamais rien vu de tel. Un ciel entièrement embrasé de couleurs, secoué comme la peau d'un tambour par les explosifs. Une heure de stupéfaction. J'ai hésité entre l'admiration et l'interrogation face à cette débauche de lumière. Je ne crois pas que je retournerai voir ce feu d'artifice. J'ai envie que ce soit unique. Par contre, je suppose que je reviendrai aux festivités. Imaginez les bords du lac Léman tout autour de centre de Genève, devenir une immense fête foraine où des cuisiniers du monde entier se seraient installés. Si vous voulez déguster une cuisine internationale, c'est ici qu'il faut venir. Pendant un mois, les guinguettes les plus incongrues (cuisine péruvienne, néo-zélandaise,...et que sais-je encore) occupent les lieux et proposent leurs spécialités à déguster en plein air.
De plus, chaque année, un pays est invité d'honneur et s'expose sur tout un hectare. Cette année, il s'agissait du stupéfiant Sultanat d'Oman (milieu bancaire de Genève oblige ?). J'ai découvert un pays dont j'ignorait les beautés. Et l'hospitalité. Dans l'après-midi, nous avons été invités par quelques représentants du Sultanat à nous arrêter à leur stand et à nous installer confortablement sur les coussins posés au sol recouvert de riches tapis pour déguster un café à la cardamome. Comme nous avons apprécié le breuvage et que nous avons longuement prolongé l'instant, un contact s'est tissé entre eux et nous et l'une de ces personnes est allée chercher une précieuse boite enrubannée. Il l'a ouverte et nous avons découvert une assortiment de friandises du pays, ultra fraîches et savoureuses telles les dattes à la pistache dont je vous propose le recette aujourd'hui. C'était un beau cadeau d'hospitalité et de partage car, vraiment, il s'agissait de friandises de grande qualité.
Lorsque la datte rencontre la pistache, le mariage est une réussite. J'ai donc essayé de reproduire la recette. Pour cela j'ai couru au magasin bio pour acheter des produits d'une qualité irréprochable afin d'être à la hauteur du goût des sucreries offertes par les Omanais : de belles dattes sans glucose et des pistaches siciliennes émondées et non salées. TRES IMPORTANT, LA QUALITE DES PISTACHES. C'EST CE QUI FAIT TOUT L'EXTRAORDINAIRE DE LA PREPARATION. Puis j'ai ouvert le pot de miel de châtaignier acheté ce printemps à Florac en Lozère... A la dégustation, j'ai trouvé le miel trop fort en goût. Il couvrait celui des pistaches aussi je vous conseillerais de choisir plutôt un miel d'acacia.
Détacher les dattes puis les ouvrir pour ôter le noyau.
Mixer les pistaches avec un peu de miel. Veiller à ne pas mixer trop finement la pistache.
Garnir chaque datte de pâte de pistache. Décorer d'une pistache entière. Déposer sur un plat (en métal repoussé c'est plus joli)... Saupoudrer de sucre glace...
Découvrir la saveur, le fondant et le craquant, la douceur et le parfum... à vous...
...hum, il faudra vraiment que j'invente une recette pour marier à nouveau ces deux-là, pistache et datte...
PEAR AND WINE TERRINE - ROSE-MANGER AUX POIRES
Tuesday 13th October 2009
Le silence a parfois la même douceur que l'eau quand elle défatigue. Bernard Noël.
Jeudi jour de repos. Le savourer pour prendre soin de moi et adopter un rythme de vie plus juste. Prendre du temps, le temps qu'il faut pour mieux vivre. Me reposer. Etre à jour dans mon travail. Avoir un ou des loisirs. Rencontrer un, une ou des amis. Cuisiner pour le plaisir de créer. Découvrir une recette ancienne qui sied bien à l'automne. Apporter le plat chez ces amis pour le partager. Douceur de la vie...
1 kg de poires - 75 cl de bon vin rosé - 250 g de sucre - 5 feuilles de gélatine ou de l'agar-agar - 1 bâton de cannelle
Verser le vin et le sucre dans une casserole à fond épais. Faire cuire doucement avec la cannelle pendant une vingtaine de minutes. Pendant ce temps, éplucher les poires, les couper en deux et ôter le coeur. Les plonger dans le sirop et pocher 20 minutes. Plonger la gélatine dans un bol d'eau. Disposer les morceaux de poires égouttés dans une terrine. Mettre la gélatine essorée dans le sirop. Remuer pour qu'elle fonde puis verser le liquide sur les poires.
Mettre la terrine dans un bain-marie et cuire au four à 170°C pendant une demi-heure. Laisser refroidir. Garder au réfrigérateur avant de servir.
Démouler la terrine sur un plat, décorer de bâtons de cannelle. Un dessert couleur cuir, étonnant, frais, fin...
FRENCH CASTLE & ROYAL SPONGE FINGER - CHATEAU DE PARENTIGNAT & ROYAUX BISCUITS A LA CUILLER
Monday 5th October 2009
"NOUS REUSSISSONS DANS LA VIE PAR CE QUE NOUS OBTENONS, NOUS REUSSISSONS NOTRE VIE PAR CE QUE NOUS DONNONS" Traduction personelle d'une citation de Winston Churchill.
"WE MAKE A LIVING BY WHAT WE GET, WE MAKE A LIFE BY WHAT WE GIVE". Winston Churchill
Aujourd'hui je vous convie à une visite du château de mon enfance avant de partager une recette des classiques biscuits à la cuiller...
Cet été, au mois de juillet, j'ai séjourné en Auvergne et je suis retournée sur les traces de mon enfance dans et autour du village où j'ai vécu entre l'âge de 3 ans et 14 ans. C'est un bout de la Toscane auvergnate qui offre des paysages très doux, vallonnés et calmes d'où le surmon de "Toscane".
En fin d'une belle après-midi, j'ai suivi l'envie qui s'est éveillée : retourner à Parentignat et visiter ce château que je n'avais pas visité depuis mes 7 ans. Il faut dire, qu'enfant, j'étais une passionnée des châteaux et mon entourage -surtout ma tante Marie-Françoise- me faisait régulièrement plaisir en m'emmenant les visiter ( il y en a des centaines en Auvergne aussi j'étais gâtée...). Ce qui me plaisait dans ce château, c'est que la comtesse y habitait toujours. Les robes de princesse, l 'atmosphère siècle des lumières, les vieux meubles, les boiseries, ... le rêve... tout ravissait la petite fille -très fille- que j'étais alors.
L'église du château est devenue celle du village. Les châtelains ont préservé une chapelle pour leur usage personnel.
Recto-verso : les vases d'Anduze portent laurier rose ou oranger et complète l'ambiance méridionale.
Vu du parc, le château est impressionnant, sorte de petit Versailles. Il faut payer l'entrée pour avoir accés à cette partie du château et à la visite de quelques pièces -sur 200- restaurées avec panache.
Des fenêtres à l'étage, j'ai aperçu la butte d'Usson (beau lieu de promenade également), celle où fut enfermée Marguerite de Valois...
Le jardin et son parc ont été maintes fois remaniés. L'étang apporte majesté et sérénité au lieu. Les fleurs sont organisées à l'anglaise. Un lieu pour songer...
PÂTE DE BISCUITS CUILLER : 75 g de sucre - 75 g de farine - 3 oeufs - une pincée de sel - un peu de vanille (graines que l'on retire de la gousse)
SPONGE FINGER : 75 g sugar - 75 g flour - 3 eggs - some vanilla

Mettre dans un saladier les 3 jaunes d'oeufs avec le sucre. Battre longuement jusqu'au blanchiment. La pâte prend du volume. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Ajouter avec délicatesse la farine puis les blancs d'oeufs en neige au premier mélange. NE pas viser un mélange trop parfait car si on manie trop la pâte les biscuits à la cuiller seront plats et fendillés après la cuisson.

J'aime mouler à la cuillère (justement) ces biscuits mais on peut utiliser une poche à douille. Coucher les biscuits sur une feuille de papier sulfurisé beurré et fariné. Saupoudrer de sucre glace. Laisser "croûter" (c'est à dire laisser reposer à température ambiante) 10 minutes. Renouveler l'application de sucre glace.

Cuire à 120°C pendant 15 à 18 minutes. Si à la fin de la cuisson les biscuits sont un peu secs, ce n'est pas grave car ils ont tendance à se ramollir avec le temps. les faire refroidir sur une grille à la sortie du four.

On peut les faire d'avance si on les garde au sec dans une boîte métallique. Cette fournée-là, qu'est-elle devenue me direz-vous ? Ils ont constitué la base d'une royale charlotte au chocolat... Craquant. Vive le tout maison et à bientôt pour le billet sur la charlotte maison au chocolat. J'espère que cela va vous inspirer, c'est un bisucit à la portée de chacune et de chacun.
PEACH AND PEAR CAKE - QUART AUX POIRES ET PECHES DE NOTRE VIGNE
Saturday 3rd October 2009
"L'existence, si elle pèse,
l'existence, si elle écrase,
c'est sur le front la marque de la honte."
DIALOGUES AVEC L'ANGE, p.337
Ma vie est belle, très belle ces derniers mois. Chaque jour est agréable et les contrariétés inévitables du quotidien sont vite gérées. Il semblerait que peu à peu les pièces du puzzle s'assemblent et que ma vie se met en ordre. C'est fluide ! C'est le résultat d'un apprentissage qui aujourd'hui apporte les fruits du travail. Je déguste.
A ma table, il y a peu, sont venus mes parents. Comme ils habitent loin de mon domicile, ils viennent environ deux fois par an. L'occasion de mettre les petits plats dans les grands car ils adorent bien vivre, bien manger.
Mon père est un grand jardinier et lorsqu'il me rend visite en automne, c'est toujours avec des cagettes pleines de fruits et de légumes, résultat des récoltes de l'automne, toujours fructueuses. Pensez-voir, ce fut : pêches de vigne, trois variétés de poires (Conférence - Beurré Hardy - Doyenné du comice ), trois variétés de pommes ( Reine des Reinettes -mes préférées-, golden, golden banana), tomates, radis noir, cardes, carottes, quatre variétés pommes de terre (Charlotte - Belle de fontenay - Bintje - Ratte), poivrons, piments d'Espelette, courgettes, aubergines, navets, raves, chou vert, chou rouge, chou de Milan, et toutes les aromates dont on peut rêver : cerfeuil, ciboulette, thym, marjolaine, basilic, coriandre, romarin, estragon, oseille, etc, etc... C'est simple : mon frigo s'est retrouvé plein à craquer !
A cela, mon père avait ajouté une bouteille de son eau-de-vie (Cru 2008) car chaque année, il prépare eau-de-vie de poires Williams et de prunes avec les fruits de son verger. Mon grand-père maternel -mineur de fond- possédait pour occuper ses loisirs des arpents de vigne et tant que ma grand-mère maternel vit nous conservons le droit de faire distiller les produits issus de ces parcelles de vigne et de verger chez le bouilleur de crue. Un grand moment dans l'année. Tiens, je devrais me rendre en Auvergne et faire un reportage sur le passage du bouilleur de cru...
LES PÊCHES RÔTIES : Blanchir les pêches entières dans de l'eau bouillante pendant une belle minute. Egoutter, éplucher et couper en deux pour ôter le noyau. Faire fondre 10 g de beurre dans une poêle. Ajouter deux belles cuillères à soupe de miel du pays et faire caraméliser les oreillons de pêche. Saupoudrer de romarin frais. Déglacer avec quelques cuillères à soupe de bon muscat de Rivesaltes. Servir immédiatement. Le contraste chaud-froid entre les pêches et la crème fraîche est un régal.
Ce jour-là, j'avais improvisé l'entrée avec plusieurs cadeaux de bouche qui m'ont été offerts dernièrement -souvenirs des vacances d'été des uns et des autres- : un excellent foie gras au piment d'Espelette (cadeau d'un producteur basque) servi avec de fines tranches de pain d'épices au piment d'Espelette (cadeau provenant des Landes) et des confitures de légumes : carottes aux agrumes et courgettes menthe-coriandre (cadeau provenant de la Lozère). Vous imaginez le bonheur de la rencontre... accompagné d'un excellent vin rosé Domaine de la Chicanette de 2000, Costières de Nîmes (cadeau de Miss Annick)
Pour plat principal, j'ai régalé mes invités avec un plat régional : les bréchets de poulet en persillade. Ce plat est dit "grenouilles du pauvre". Au coeur du pays de l'AOC du Poulet de Bresse, c'est un incontournable des plats de fête.
Sa préparation en est très simple, le plus difficile pour vous qui n'habitez pas dans la région sera de vous procurer les bréchets : légèrement fariner les bréchets avec de la farine de gaude (une farine du pays à base de farine de maïs grillé. A défaut prenez une farine de blé). Saler et poivrer. Faire fondre du beurre dans une poêle et faire dorer les bréchets.
Egoutter et déposer dans un plat. Faire frire pendant une minute ail et persil hâchés dans la poêle. Verser sur les bréchets. Servir avec des tranches de citron.
Je consulte ma montre, il est 12 h 30, samedi 3 octobre. L'air est doux, le soleil abondant. Beau week-end à chacun, chacune de vous tous. Allez, je file à St Etienne pour d'autres aventures. Suite dans le prochain billet....
KIWI/WHITE PEACH LOLLIPOP - SUCETTE GLACEE KIWI/PÊCHE BLANCHE
Tuesday 18th August 2009
"SI LA CHALEUR PERSISTE, CELA NOUS EVITERA LE VERGLAS " Pierre Dac.
Semaine caniculaire ? Ok, on s'adapte vite. Du matin jusqu'au soir, on calfeutre les fenêtres, stores baissés, rideaux tirés. On profite du pic de chaleur de l'après-midi pour ranger le garage et préparer des cartons pour une future farfouille (hyper frais ce sous-sol d'immeuble, mieux que mon frigo...) et hop, on sort d'un tiroir magique les recettes déjà triées et à essayer en été telle cette sucette de fruits glacée...
On réunit 2 kiwis pour une pêche blanche et une belle branche de menthe fraîche du jardin. On mixe le tout, on sucre soit de miel soit de fructose. On verse dans le moule à bâtonnets et on laisse prendre quelques heures avant de déguster de rafraîchissantes sucettes de fruits.
On peut ajouter à la préparation du colorant vert pour obtenir une couleur plus attrayante. Moi, je préfère le naturel...
Maintenant que le moule est sorti de son tiroir, je m'essayerais bien à créer d'autres parfums : sorbet chocolat-safran, lait d'amandes-figue fraîche, café-cardamome, etc.
à suivre...
FLOWER COFFEE & ORANGE-MINT CAKE - BOIRE LE CAFE BLANC LIBANAIS ET DEGUSTER UN GÂTEAU D'ORANGE, DE MENTHE ET DE POLENTA...
Thursday 11th June 2009
Forcément avec l'été qui approche, je pense aux vacances même si pour le moment nous n'avons pas encore réservé une destination. Je rêve de rendre visite à mes amis irlandais, retrouver les rivages celtes où j'ai aimé... Mais faire un p'tit tour sur les terres de mes ancêtres, en Slovénie, me tente également... Et puis, il y a la lumière de la Grèce que j'adore, les îles bleues et blanches... ou encore, le Liban qui éveille mon imagination. Je l'imagine parfumé et coloré, terriblement vivant et accueillant, offrant des trésors, des vestiges, des contes, des merveilles, des légendes... Ces jours-ci, mes idées de cuisine ne font appel qu'à des recettes libanaises. Je n'en recherche pas le sens, je suis cette envie. Aussi, hier, à l'heure de la sieste, je me suis allongée après avoir préparé puis posé sur la table de chevet un café blanc tel qu'on le boit au Liban. Plus tard, j'ai pensé à ce gâteau à l'orange -recette lue dans un magazine français, j'ai oublié le nom du chef cuisinier, oups...- et décoré de menthe fraîche du jardin comme un appel à l'orient, que j'avais dégusté il y a quelque temps chez Berthie. C'est la fraîcheur de la texture qui avait comme un goût de reviens-y. Bon, en exécutant la recette pour la première fois, Berthie -trop appliquée- s'était trompée et au lieu de couper des tranches d'oranges, elle avait patiemment relevé les quartiers. Dans la recette finale, la peau parfumée de l'orange manquait certes cependant le gâteau était déjà agréablement goûteux... P.S. : Berthie est ma chère môman...
LE GÂTEAU : 150 g de sucre - 150 g de poudre d'amandes - 3 oranges non traitées - 5 g de levure - 100 g de polenta - 20 g de lait - 6 oeufs - 1 pincée de sel
THE CAKE : 150 g sugar - 150 g grounded almonds - 3 oranges - 5 g baking powder - 100 g polenta - 20 g milk - 6 eggs - 1 pinch of salt
Couper les oranges en tranches. Les faire bouillir deux fois. Dans un saladier, mélanger la polenta avec la poudre d'amandes et la levure. Dans un autre saladier battre les oeufs avec le sucre. Verser sur la préparation de polenta et mélanger.
Tapisser un moule à manquer de papier sulfurisé. Garnir avec les tranches d'orange puis couvrir avec la pâte. Cuire au four pendant 25 minutes à 180°C. Laisser refroidir. Décorer de menthe fraîche et de sucre glace.
LE CAFE BLANC LIBANAIS : Faire bouillir de l'eau. Verser une cuillère à café d'eau de fleurs d'oranger (vous pouvez préférer l'eau de rose) dans chaque tasse. Verser l'eau chaude. Déguster ce parfum... cette boisson agréable en fin de repas ou pour accompagner une pâtisserie... Vous pouvez sucrer l'eau avant de la faire bouillir si vous aimez les boissons sucrées.












































































