A SUNDAY LUNCH... IN BOURG EN BRESSE

Un blog culinaire bilingue anglais-français A bilingual food blog English-French. Copyright

vendredi 25 septembre 2009

ROVINIAN RISOTTO - RISOTTO "ROVINJ"

Friday 25th september 2009

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Pluie de "liqueur" d'olive sur des feuilles fraîches de basilic qui cachent le fondant d'un risotto aux fruits de mer...

"Rovinj" désigne le nord de Dubrovnik. L'influence vénitienne est évidente dans le patrimoine culinaire de Dubrovnik l'ancienne Raguse, de la Croatie et de ses pays limitrophes réunis pendant quelques décennies sous le nom de Yougoslavie. Si vous avez séjourné à Dubrovnik, je suis certaine que vous n'avez pas manqué de déguster ce "Rovinj Risotto", à base de fruits de mer et de tomates. Moi, j'adore ce plat ! Je cuisine une fois par semaine un risotto tant je suis fan de cette préparation. Bien sûr je varie les ingrédients et hier, ce fut ceux du Rovinj par l'évidence du passage chez mon poissonnier et de l'achat de moules de Bouchot et de poulpe extra frais.

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Laisser fondre à la chaleur de la préparation des copeaux de VRAI parmesan juste avant de déguster... Hum...

120 g de riz Arborio - 2 beaux calamars - 400 g de moules - 1 dl de vin blanc - 4 tomates - 10 capres - 1 gousse d'ail - 1 échalote - 1 cuillère à soupe d'huile d'olive ou de beurre - du bouillon de poule - un bouquet de basilic - du parmesan - sel, poivre, paprika

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Faire fondre puis légèrement dorer l'échalote émincée dans l'huile. Ajouter les moules nettoyées et le calamar nettoyé et coupé en dés. Mélanger et cuire brièvement pour que la chair du calamar ne durcisse pas. Garder au chaud.

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Dans la même casserole, chauffer le riz dans un peu d'huile jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Verser le vin blanc et les tomates émondées et hachées. Remuer sans cesse jusqu'à ce que le riz soit cuit, fondant et ferme à la fois : bien sûr il faut ajouter du bouillon chaud au cours de la cuisson, louche par louche (c'est la technique du risotto). Saler, poivrer, saupoudrer de paprika. Ajouter les fruits de mer gardés au chaud et les capres. 

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Au moment de servir ajouter des feuilles de basilic (les briser à la main) et donner juste un tour de cuillère. Repartir dans chaque assiette. Garnir de copeaux de parmesan puis d'une branche de basilic : soyez généreux !

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samedi 19 septembre 2009

STUFFED PEPPERS - LE "POLNJENA PAPRIKA" SIED A LA BALADE IMPRESSIONNISTE DES ETANGS DE LA DOMBES

Saturday 19th September 2009

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"Ce que je ferai ici aura au moins le mérite de ne ressembler à personne, parce que ce sera l'impression de ce que j'aurai ressenti, moi tout seul". Claude Monet

J'ai la chance de ne pas travailler le jeudi et il faisait si beau avant hier que je n'ia pu résister au plaisir d'une balade dans les dombes. Lieu magique où la lumière joue avec l'eau, en écho aux tableaux impressionnistes peints par Monet.

PRECISION : ces photos datent du mois de juin, la lumière et la végétation étaient bien différentes...

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Je me suis

perdue entre étangs et étangs. Quel paix au soleil couchant ! Les oiseaux maîtres des lieux planaient en silence. J'étais seule et les mots de H.D. Thoreau m'accompagnaient car Benoît, mon nouvel ami, m'a suggéré la lecture de "Walden ou la vie dans les bois". J'ai donc retrouvé la poésie de l'étang de Walden au fil de ma balade :

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"Non, ce n'est pas un rêve,

Pour l'appoint d'une brève;

Je ne peux approcher plus de Dieu ni du Ciel

Qu'en vivant contre Walden.

C'est moi, sa rive de pierre,

Moi , la brise qui l'effleure;

dans le creux de ma main

Sable et eau je le tiens,

Et sa plus profonde retraite

De ma pensée est le faîte." Henry David Thoreau Walden

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J'ai longuement marché. L'eau clapotait ou se retirait nerveusement, semblable à une mer. Chaque étang offrait sa couleur, sa paix.

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Oui, j'ai marché jusqu'à la limite du jour, celle où le soleil orangé s' effondre dans la nuit la plus noire. Alors, je suis rentrée à la maison et j'ai éloigné les frissons à fleur de peau par un réconfortant repas slovène préparé en début de journée.

Paprika (poivron en français). Assiette de grand-mère ébréchée. Plat longuement mijoté. Saveurs maintes fois goûtées et appréciées depuis l'enfance. Hier, j'ai donc préparé des poivrons farcis comme ils se cuisinent en Slovénie : le "polnjena paprika" ou "dolma" est un plat issu de l'occupation ottomane et se rencontre dans tous les Balkans et l'Europe de l'Est. Il est préférable d'utiliser des poivrons jaunes, très doux, presque sucrés au goût. J'achète les miens chez un primeur turc qui les importe de son pays, ils sont alors semblables à ceux de Slovénie. Parfois, j'utilise les longs piments basques qui poussent dans le jardin. La farce est un mélange de viande et de riz mais on peut également préférer une farce de fromage de chèvre frais (le "kajmak"). Les légumes farcis cuisent dans une sauce parfumée de paprika et de tomate sur un lit de lard fumé. C'est un grand grand classique de la cuisine slovène. Un incontournable.

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8 poivrons jaunes - 200 g d'échine de porc - 200 g de boeuf - quelques tranches de lard maigre fumé ou des lardons - 80 g de riz rond - 1 oeuf - 2 gousses d'ail - 1 échalote - du persil frais - 2 cuillères à soupe de concentré de tomate - 2 cuillères à soupe de farine - 1 bouillon cube de boeuf - 2 cuillères à soupe d'huile d'olive - sel, poivre, paprika - laurier, thym, marjolaine

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Hacher les viandes avec l'échalote, une gousse d'ail et le persil. Dans un saladier, ajouter l'oeuf et le riz à la viande. Assaisonner de sel, poivre, paprika. Laver et vider les poivrons puis les farcir. Ne pas tasser la farce car en cuisant le riz va prendre du volume et remplir les poivrons.

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Faire dorer le lard dans l'huile d'olive. Ajouter la seconde gousse d'ail hâchée, le concentré de tomate. Mélanger. Ajouter la farine. Faire dorer puis mouiller avec le bouillon. Ajouter thym, marjolaine et laurier, sel, poivre et paprika.

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Déposer les poivrons farcis et laisser mijoter longuement.

Le poivron devient fondant, la sauce se veloute et se parfume. L'habitude en Slovénie est de déguster ces poivrons avec des pommes de terre coupées en cubes et cuites à l'eau.

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lundi 1 juin 2009

CABARET TZI & GOULASH DE MAMA BERTA

Monday 1st June 2009

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"Nous étions Anakins, fils du soleil, et Romnis, fils de la femme.
Nous étions Zaths, Meyds, Bodhas. Nous étions Zata Samram, nés avec le souvenir de la vie antérieure.
Sinder Vaïom, Sinder vaïom, l'Inde est la terre d'origine.
Nous sommes venus de l'Inde, Romnias du grand gange,
du Pancab, du Multan.
Nous sommes ces voyageurs que les grecs ont décrits comme des géants cyclopes effrayants parce que nous avions la connaissance
des cycles de la lune et du soleil
Nous sommes ceux qui avons donné au reste du monde le chiffre, la cabale, l'anneau zodiacal et l'astronomie.
Nous étions en Thrace en même temps qu'en Afrique et jusqu'aux confins du pays des celtes, puis en Macédoine,
Italie, Espagne, Perse, Syrie, Egypte, Palestine, Lybie.

Nous étions orpailleurs, fondeurs, forgerons, bûcherons, sculpteurs, serruriers mais aussi pâtres et nomades,
musiciens, devins et guerriers.
Nous sommes ces voyageurs que les arabes, les grecs et les romains ont
persécuté et pourchassé après que nous leur ayions appris à forger leurs propres armes.
Nous sommes ceux qui avons donné au reste du monde le Tarot et ses arcanes,
qui décrivent les cycles du temps.
Les noms que l'on nous donne ne signifient pas plus que ce que nous sommes.
Nous sommes la poussière du monde que le vent promène avec le souvenir de nos premiers voyages,
jusqu'à ce jour décrit dans le livre de Manù où le dormeur s'éveillera enfin à la mémoire de tous les siens.
Madame, Mademoiselle, Monsieur, nous vous souhaitons le bonsoir et la bienvenue dans un... Cabaret Tzigane."

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Magique! J'ai passé une nuit inoubliable samedi soir, au pays des gens du voyage, ceux qui appartiennent au monde plutôt qu'à un pays. Le "cabaret tzigane" s'est installé à Bourg en Bresse pour deux représentations (en clotûre du festival du cirque) dans le cadre grandiose du jardin de l'Abbaye de Brou. Il y a 10 jours, peu à peu, l'hectare de pelouse a disparu sous les chapiteaux, les installations, les caravanes. Le soir les lampions apportaient déjà un air de fête mais ce n'est que samedi, à 18h30 que la fête a commencé. Marmites de goulash, méchoui (deux moutons entiers cuits à la broche), soupe, piles de crèpes : tout a disparu en deux heures de temps tandis que de ci, de là, les premiers spectacles ont animé l'espace : fanfares balkaniques, chanteurs perchés dans les arbres, un impressionnant rituel avec le feu partagé par une femme à la présence rare, une roulotte pour échanger ses euros en kayas afin de s'offrir du PIVO (bière en langue slave), une cérémonie funéraire pour conduire à 22 h les spectateurs dans le cabaret tzigane installé sous un grand chapiteau bleu. Un chapiteau mis en scène avec de grands miroirs, des portraits de famille, des dizaines d'ustensiles de bric et de broc chargé d'une âme slave. C'est le texte que vous avez lu ci-dessus qui a introduit le spectacle. Alors la musique s'est infiltré dans chaque goutte de mon sang slave et comme le public je me suis laissée enivrer de fête, d'amour, de bonheur, de partage, de danse, de sourire. L'air était concentré ce soir là. Hors du temps et de l'espace. Chacun était heureux m'a-t-il semblé et davantage attentif au bien-être de l'autre : pas de bousculade, des sourires, des sourires, des sourires, une jeune femme qui offre sa chaise à un monsieur agé pour qu'il soit mieux placé afin de profiter du spectacle de feu, une toute petite fille qui improvise une danse devant la fanfare, etc, etc. Nous étions tous unis, invités à partager la fête d'une communauté venue de nulle part et de partout; de musiciens, de techniciens et d'artistes de rue très organisés veillant à la magie du spectacle ; d'hommes et de femmes vrais et généreux : l'équipe du "Cabaret tzigane". Merci.

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Vous l'avez compris : si vous avez l'occasion d'assister au spectacle du "Cabaret tzigane", profitez-en ! Vous pouvez déjà les découvrir à ces adresses :

http://www.cabaret-tzigane.com/spectacle.html
http://www.everyoneweb.fr/laracastiglioni/

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Donc, samedi soir, on pouvait manger du goulash. J'ai bien écrit DU car je constate qu'en France on dit et on écrit "de la" goulash et cela m'irrite toujours. Ce billet est l'occasion de partager la recette de ce plat tel que le prépare ma grand-mère slovène. Le goulash est en fait une soupe épaisse. Souvent, avant de la servir, on fait cuire des quartiers de pommes de terre pour l'épaissir davantage. Elle se déguste avec un pain bis, de type seigle, à la mie très serrée. Je me souviens de mes randonnées en Slovénie, adolescente, avec mes cousins. Il était parfois prévu de faire une pause déjeuner dans un refuge ou une "gostilna" (l'auberge en français) pour se conforter d'un bol de goulash. Hum ! Le goulash ne se prépare pas en petites quantités. Il mijote longuement. Sa préparation est longue aussi prévoyez une grosse marmite et invitez au partage. Voici notre recette pour 15 personnes !

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LE GOULASH SLOVENE COMME LE PREPARE MAMA BERTA : 3 kg de boeuf (viande à braiser, macreuse) - 1,5 kg d'oignons blonds - 8 gousses d'ail - 4 cuillères à soupe de paprika - de la marjolaine - 6 cuillères à soupe de farine - cvirke ( saindoux en français!) - 2 petits piments - 2 cubes de bouillon de boeuf

SLOVENIAN GOULASH AS MY GRANDMOTHER BERTA DOES IT : 3 kg of beef - 1,5 kg of onions - 8 cloves of garlic - 4 tablespoons of paprika - marjoram - 6 tablespoons of flour - lard - 2 small chillies - 2 beef stock

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Emincer les oignons puis les faire fondre doucement et longuement dans du saindoux dans une casserole à fond épais. Soyez patient(e), les oignons doivent être fondus, cela demande du temps. Couper la viande en cubes. L'ajouter aux oignons, mélanger et laisser cuire en surveillant pendant une heure. Ne pas couvrir la casserole ! Ajouter la farine, la paprika, le piment, l'ail haché. Mélanger pendant cinq minutes. Ajouter de l'eau, les bouillons cube, sel et marjolaine. Laisser mijoter une bonne heure au minimum. Ce plat se prépare la veille. A servir avec des pommes de terre ou des pâtes maison. Pour partager la marmite, vous êtes obligé d'inviter toute la famille ou tout le quartier, tous vos voisins. Plus on est de fous, plus... Que la fête tzigane commence !

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jeudi 28 mai 2009

ELDERFLOWER FRITTERS - EPHEMERES BEIGNETS DE SUREAU

Thursday 28th May 2009

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Mes invités du week-end ont eu le bonheur de découvrir samedi dernier le goût et le moelleux des beignets d'acacia puis le croquant suave des beignets de sureau. Comme je le racontais hier, c'est au retour d'un pique-nique dans la campagne mâconnaise, que nous avions cueilli des fleurs d'acacia et des ombelles de sureau. L'idée était de faire des beignets pour conclure le repas du soir.

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J'adore la finesse du parfum du sureau, la beauté de son nom anglais "elderflower", la féminité de ses courbes, de ses nervures, de la fragilité de ses fleurs mutliples.

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En Slovénie, le printemps est attendu pour cela : déguster des beignets de fleurs de sureau ! On les sert à la maison soit seuls, en entrée -la pâte est alors salée- soit en dessert avec une compote ou un verre de jus de fruits frais. C'est délicieux mais surprenant pour ceux qui ne sont pas habitués à croquer dans une cueillette de la nature.

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Je vais donc vous confier la recette des beignets slovènes. Il faut d'abord passer sous l'eau, avec délicatesse, les grappes d'acacia et les ombelles de sureau. Puis préparer la pâte : simplissime. Cela ne demande que quelques minutes.

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2 oeufs - 80 g de farine - 10 cl de lait (ou de vin blanc ou de bière) - 2 cuillères à soupe de sucre semoule - du sucre glace - de l'huile de friture

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Mélanger la farine avec le lait et les jaunes d'oeufs. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Quand les blancs sont presque montés, ajouter le sucre. Incorporer les blancs à la préparation précédente.

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Faire chauffer l'huile. Tremper les fleurs dans la pâte. Cuire quelques minutes dans l'huile, le temps que les beignets gonflent et prennent une couleur dorée.

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Egoutter et servir immédiatement saupoudré de sucre glace. Ici le beignet d'acacia...

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... là, le beignet de sureau. PRECAUTION : avant de tremper le sureau dans la pâte à beignet, il faut le fariner légèrement.

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Selon la région où vous habitez, c'est le moment juste pour cueillir acacia et sureau. Pour répondre à la question d'une lectrice du blog, non, cela ne s'achète pas ! Allez vous promener dans la campagne, cueillez, cuisinez, partagez le régal.

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vendredi 8 mai 2009

GYPSY CAKE - GÂTEAU DES GITANS

Friday 8th May 2009

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"JE BOIS POUR ETRE JUSTE. ALORS, MON IVRESSE EST SAGESSE. JE SUIS UN ESCLAVE DE LA PASSION. VOIS TOUTES CES VAGUES QUE L'AMOUR SOULÈVE POUR ME METTRE À GENOUX. CHAQUE MATIN JE ME PROSTERNE DEVANT L'INDICIBLE. CHAQUE NUIT, JE DANSE AVEC LA BEAUTÉ DU MONDE." Titi Robin

Connaissez-vous la musique de Titi Robin ? Je m'en nourris ! ELLE ME DONNE UNE TERRIBLE ENVIE DE VIVRE, D'ÊTRE TRÈS VIVANTE ! Ses notes s'élèvent du coeur d'un silence profond. Puis elles parlent et parfument, invitant au voyage. Loin, loin, très loin. Vers des rêves de chaleur et de bienfaisance. Cette musique relie l'orient et l'occident, le silence et le son. J'écoute cette musique et je me sens pelotonnée dans un mohair de la plus grande chaleur douce. Ou, selon le rythme, entraînée dans la gaieté d'un instant de jeu et de rencontre. J'aime l'humilité du musicien, sa maîtrise, l'âme de sa musique qui transporte. Titi Robin est un musicien autodidacte qui a nourri sa musique auprès des communautés gitanes et orientales. Et c'est unique. Magnifique. Nouveau. Individuel. Est-ce donc cela l'ART ?

Voici certains des mots que Thierry Robin use pour parler de son art : "C'est un voyage, chaque mélodie a une saveur particulière, chaque rythme a son histoire, la géographie des origines culturelles reflète en miroir le paysage intime du voyageur. Il y a des mélodies intimistes et des rumbas festives, des chants déchirés et une berceuse gitane, des musiques de danse puissamment orchestrées et des trios apaisés, des montagnes enneigées et des rivages ensoleillés, du sang, des épices et du miel, et d'autres choses encore que vous découvrirez peut-être avant moi.…." "... ce qui compte, c’est le sens de tout ça, souterrain mais essentiel : c’est une philosophie du monde. Je ressens intimement que les Gitans ont secrètement véhiculé la pensée soufie, c’est-à-dire la jouissance dans la recherche de la beauté, et l’incarnation de cette quête dans tout ce que la vie comporte, de la violence à la tendresse, de l’amertume à la douceur." (extraits du site http://www.thierrytitirobin.com que je vous invite fortement à feuilleter...avant d'entendre sa musique, son univers qui recherche la beauté et qui défend la fructification qu'apporte l'union des cultures).

Alors, c'est une recette au parfum de voyage, que je vais vous proposer aujourd'hui : un gâteau des gitans d'Europe de l'Est. Ce gâteau est une rencontre de saveurs : d'amandes, de citron, de chocolat, des fruits gorgés de lumière et de chaleur que sont les abricots. C'est également un mariage de texture entre une pâte chocolatée et moelleuse sans farine et un sablé croquant. Le tout uni par un glaçage chocolaté et brillant.

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POUR 12 PERSONNES : PÂTE AU CHOCOLAT : 150 g de beurre ramolli - 150 g de sucre - 100 g de chocolat - 150 g de poudre d'amandes - 7 oeufs - 100 g de biscuits secs écrasés (type LU) - 150 à 200 g de confiture d'abricots PÂTE AU CITRON : 170 g de farine - 140 g de beurre - 70 g de sucre - 1 jus de citron + le zeste râpé - 2 jaunes d'oeufs - une pincée de sel GLACAGE : 120 g de sucre en morceaux - 120 g de chocolat noir - 3 cuillères à soupe d'eau - 50 g de beurre

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PÂTE AU CHOCOLAT : Faire fondre l echocolat au bain-marie. Laisser refroidir un peu. Mélanger le beurre, le chocolat et le sucre. Ajouter les jaunes d'oeufs. Puis l'amande, la poudre de biscuits et les blancs battus en neige. Verser dans un moule à manquer et cuire pendant 50 minutes à 180°C. Faire refroidir.

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PÂTE AU CITRON : Couper le beurre dans la farine tamisée. Mélanger avec les doigts pour effriter le beurre et obtenir un mélange sableux. Ajouter le sucre, le zeste et le jus de citron, les jaunes d'oeufs et le sel. Mélanger rapidement. Etaler sur une feuille de papier sulfurisée de la taille du moule à manquer. Cuire environ 30 minutes à 180°C. Laisser refroidir.

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Couper en deux la pâte au chocolat. Tartiner chaque moitié de confiture d'abricots.

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Intercaler la pâte au citron au milieu des deux pâtes au chocolat.

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GLACAGE : Faire fondre le chocolat dans un saladier au bain-marie. Ajouter le sucre et l'eau. Mélanger. Hors du feu ajouter le beurre et mélanger rapidement. Quand le glaçage est un peu refroidi, glacer le gâteau qui devient miroir sombre.

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dimanche 5 avril 2009

WALNUT SLAV PANCAKES : only for adults ! - CREPES SLAVES AUX NOIX : "c'est que pour les grands !"

Sunday 5th 2009

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"Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l'exact périmètre de l'insignifiance : les actualités, les prix, les cours en Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles. Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l'âge, ni le métier, ni la situation familiale : j'ose prétendre que tout cela m'est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau. Ce que je veux savoir, c'est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d'être séparés de l'Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n'être pas tout sur cette terre". LES SEPT NUITS DE LA REINE, Christiane SINGER.

Ce matin, je suis émue par la façon dont les mots et les messages se croisent. En me couchant tout à l'heure à deux heures du matin après une soirée ratée, j'ai voulu me réconforter de quelques mots. J'ai saisi "au hasard" l'un des livres à relire récoltés et rassemblés sur ma table de chevet en début de semaine. Et ce sont les mots ci-dessus que j'ai lu. En écho au dernier commentaire paru sur ce blog. L'âme slave, c'est la nostalgie de Dieu. Oui, Garance, je suis d'origine slave. Oui, tu as raison, la tristesse qui s'échappe parfois de quelques mots vient de cette nostalgie d'être séparée. Coupée. Le réconfort sur terre, je le piste, je le cherche encore. Je le trouve dans le partage, la réussite d'un moment de connivence, de compréhension, d'accueil. Et accueillir à ma table, j'adore.

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L'idée de présenter cette recette, classique de la cuisine slave, m'est venue mercredi dernier lorsque deux événements se sont téléscopés : la vue des quelques noix récoltées l'automne dernier qui avaient échappé à la consommation dans les salades d'endive ou les brioches slovènes à la crème de noix et la découverte d'un magasin de produits russes et slaves, tenu par un jeune couple ukrainien installé à Bourg-en-Bresse... A mon goût, ces crèpes sont très masculines. La garniture de noix, de rhum ambré et d'épice giroflée offre une saveur presque âpre et corsée. C'est un dessert mais le sucre est dépassé en bouche par la puissance des parfums. J'imagine une atmosphère feutrée pour déguster ce dessert : un salon chaleureux aux fauteuils clubs en cuir. On terminerait le repas de chasse composé autour d'une daube odorante de sanglier à l'écorce d'orange. On écouterait un vieux blues ou la voix déchirée de Billie Holiday. Peut être même que la pluie toucherait les vitres. Ces messieurs fumeraient le cigare et dégusteraient un rhum AOC de la Martinique. Le rhum est l'alcool phare qui parfume les pâtisseries en Slovénie. Et la noix, souvent mariée au miel, participent toujours à la garniture des "PALACINKA" (crèpe dans les langues slaves). Une recette avec une âme...

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GARNITURE DES CRÈPES : 10 cl de crème fraîche liquide - 100 g de noix - 1 sachet de sucre vanillé - une cuillère à soupe de miel d'acacia - une pincée de cannelle - 1 ou 2 clous de girofle - 1 cuillère à soupe de rhum - 100 g de chocolat noir

3 Préparer les crèpes. Personnellement, j'ai adopté depuis quelques mois la recette allégée de Julie Andrieu. Mixer 1 oeuf avec 80 g de farine, 12,5 cl d'eau, une pincée de sel et une pincée de sucre semoule. Chauffer la poêle et cuire à sec les crèpes. C'est hyper rapide, efficace et très léger en matières grasses.

2 Réduire en poudre les noix avec le girofle. Pour cela, j'aime utiliser le mortier et le pilon en bois pour la beauté du geste et le son étouffé de la noix qui s'écrase et se fond contre le bois d'olivier. Cuire les crèpes. Garder au chaud au-dessus d'un bain-marie.

4 Monter la crème en chantilly. Incorporer le sucre vanillé, les noix moulues, le rhum. Faire fondre le chocolat avec un peu d'eau.

5 Garnir les crèpes avec la crème (en préserver un peu pour décorer). Plier en quart. Garnir de chocolat chaud, de poudre de noix, de traits de miel...

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samedi 18 octobre 2008

WALNUTS AND LIME TEA TIME BISCUITS - RECTANGLES AUX NOIX ET AU CITRON VERT POUR LE THE

Saturday 18th October 2008

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Vive l'amitié ! J'adore tous ces moments de complicité partagés avec mes amis. C'est précieux. Lundi dernier, je suis allée chez une nouvelle copine et je suis rentrée riche de moments de vie et de cadeaux. Il était prévu que je retrouve Valérie en début d'après midi pour une balade avant de rejoindre les enfants à la sortie de l'école. Après la pluie du matin, le soleil et la chaleur nous ont accompagné sur la route du Revermont placée sous le signe des quatre éléments :

le feu automnal sur les vignes qui dominent le village,

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l'eau de paix de l'étonnant lavoir,

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la terre qui se récolte sous forme de fruits,

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l'esprit de l'air quand nous avons franchi le passage de l'ETRE (cele ne s'invente pas!), situé au COEUR du village,

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Ce fut une magique balade au coeur de la nature. Puis, comme l'indiquait le cadran solaire de l'église, il fut temps de retrouver les enfants pour le goûter.

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Avalanche de cadeaux : paroles d'amitié, sourires, thé russe, chocolat au nougat, échange, lecture, livre de cuisine moyenâgeuse, essai de crème de beauté maison, pluie dans le jardin, caresse du chat de la maison ET noix du jardin ! Valérie, j'ai adoré ces heures partagées, la chaleur de l'échange. Et les enfants que l'on va chercher à l'école, le goûter : c'est si loin de ma vie actuelle, moi qui n'ai pas d'enfants. Je me suis reconnectée avec un quotidien, un goût de la vie de famille, des souvenirs d'enfance au coeur de l'automne, la saison préférée de la petite Cathie que j'étais, il y a si longtemps, dans le village de Lamontgie. Merci amie Valérie. J'ai goûté ces moments, ces souvenirs.

Et ce fut un cadeau royal pour moi que de rentrer avec un sac rempli de noix. Ce fruit est largement utilisé dans la préparation de la pâtisserie slovène, du gâteau le plus sophistiqué au biscuit de famille le plus simple. Et comme j'aime en ce moment retrouver des recettes douces de mon pays-racine, voici de simples biscuits slovènes aux noix que l'on sert avec le café. Quelques tours de cuillère en bois dans une jatte pour mêler oeufs, sucre, farine et zeste de citron. On saupoudre de noix et la quiétude d'un biscuit maison est à portée de bouche...

P.S. : vous pouvez retrouver sur le blog de Valérie son partage de la balade. La blogosphère comme un miroir... Allez donc sur le lien suivant : http://liligribouille.over-blog.com/article-23710958.html

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2 oeufs - le même poids en sucre et en farine - 1/2 zeste râpé de citron vert - 50 g de noix hachées

2 eggs - the equal weight of sugar and flour - half grated lemon peel - 50 g crushed walnuts

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Battre les oeufs et le sucre jusqu'au blanchiment. Incorporer la farine et le zeste de citron. Verser la pâte dans un moule rectangulaire recouvert de papier de cuisson. Saupoudrer avec les noix.

Beat the eggs and sugar until white and stiff. Add flour and lemon peel. Pour on a rectangular baking tray covered with cooking paper. Sprinkle the walnuts.

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Cuire environ une demi-heure à 180°C. Couper en rectangles dès la sortie du four. Laisser refroidir sur une grille.

Bake half an hour at 180°C. Cut the hot biscuit into rectangles. Let cool.

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mercredi 10 septembre 2008

RAINING MUSHROOMS IN THE BOWL OF SOUP - IL PLEUT DES MOUSSERONS DANS LA SOUPE !

Wednesday 10th September 2008

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Vite, vite, vite, courrez dans les champs ! Après ces jours de pluie, ils vont apparaître partout, les petits mousserons qui iront joyeusement rejoindre le bouillon d'une soupe slovène. Mais dépêchez-vous car demain ce sera trop tard !

Hurry up ! Take your basket and go up to the fields. Pick up those little mushrooms and prepare a lively slovenian soup before it's too late.

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Eplucher puis couper en petits dés carottes et pommes de terre ( 1 ou 2 selon la quantité de champignons ). Cuire avec de l'ail haché, sel, poivre, marjolaine (ESSENTIEL DANS LA CUISINE SLOVENE !), thym, persil hâché, eau et un bouillon cube de boeuf. Quand les légumes sont tendres ajouter les champignons puis des pâtes larges. Servir en assaisonnant de vinaigre de vin vieux : c'est meilleur !

Peel then finely slice 1 or 2 carrots and potatoes. Cook in water with minced garlic, thyme, parsley, marjoram (ESSENTIAL TO SLOVENIAN COOKING!), salt, pepper, one beef stock. When the vegetables are tender add the fresh mushrooms then some large pasta. Serve with red wine vinegar : it's better that way !

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mardi 9 septembre 2008

SATARAS, Slovenian veal - SATARAS, du veau façon slovène

Tuesday 9th September 2008

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Il est accroché. Et il me tient à coeur. Un tableau bleu. Peinture naïve slovène du lac de Bled, l'un des plus romantiques dans les Alpes. Peint il y a très très longtemps par un grand-oncle slovène et lié à jamais aux souvenirs de l'enfance. Accroché face à la table de la salle à manger, j'aimais le contempler quand nous allions déjeuner chez mémé Fanny les jours de fête. Ce lieu, ces cygnes disproportionnés me faisaient rêver. Mémé est décédée il y a quelques mois et les pincements au coeur sont venus lorsque sa maison a été vendue en juillet dernier. Qu'il est difficile de céder un lieu cher à des "étrangers" et accepter de perdre ce qui avait toujours été là. J'ai voulu ce tableau en héritage. Il a la valeur du coeur. Je l'ai accroché dans mon lieu de vie préféré : la cuisine. Lieu oh combien symbolique de cet art culinaire que mes ainées m'ont transmis.

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Je vais donc partager un peu de cet héritage avec vous aujourd'hui en proposant le SATARAS. Un plat idéal pour convenir au rythme hors d'haleine de la rentrée par sa facilité et sa rapidité de préparation sans céder à la qualité du goût. Il est bon de le manger à même dans la poêle, voire de le partager ainsi. On met la poêle au centre de la table. Chacun s'arme d'une fourchette dans une main, d'un croûton de pain dans l'autre puis déguste.

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200 g de chaque ingrédient : oignon rouge / tomate / poivron jaune ou vert / veau - 2 oeufs - sel, poivre, paprika - graisse

Faire fondre l'oignon émincé dans une poêle avec un peu de graisse. Ajouter la viande coupée en lamelles. A mi-cuisson ajouter les légumes coupés en tranches fines. Laisser doucement cuire. Assaisonner. Battre les oeufs puis les verser sur la préparation. Servir saupoudré de paprika.

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dimanche 9 mars 2008

MARICA APPLE CAKES - PETITS GATEAUX MARICA

Sunday 9th March 2008

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Cette semaine, à une pause café du travail, j'ai entendu avec plaisir une collègue, Anne-Marie, me dire qu'elle avait pensé à moi lorsqu'elle avait entendu un pâtissier déclarer à la télévision que l'une des qualités nécessaires pour être un(e) bon(ne) pâtissier(e) était d'être généreux ! Cette pensée m'a touchée ! Il faut dire que ces derniers temps, je ne cesse d'apporter des petits gâteaux... Cette semaine encore, j'ai retrouvé dans mon classeur de cuisine, une antiquité : une recette d'une lointaine et généreuse cousine par alliance, "ma" croate Marica (prononcer Maritsa).

This week, during a break at work, a colleague, Anne-Marie, told me she thought about me while watching a TV program of a Chef who was saying one must be generous to make very good cakes. I was moved ! Well, I must confess I can't stop at the moment bringing pastries at work... And this week too, I found back an old recipe from my far away and very generous cousin, "my" Croat Marica.

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J'avais gribouillé cette feuille bleue d'un cahier d'écolier l'année de mes 16 ans lorsque j'avais séjourné chez ces cousins, Marica et Roudy, dans ce pays qui s'appelait alors "la Yougoslavie". Marica était une fine cuisinière et j'avais découvert chez elle des saveurs nouvelles. Je ne risque pas d'oublier les petits déjeuners composés de petite friture de la mer pêchée au lever du jour par le voisin et que l'on accompagnait de citron et tranches de pain frais, un pain bis, à la mie épaisse et savoureuse. Et puis, il y avait tous ces petits gâteaux que Marica préparait pour les déguster avec un café turc, en fin d'après midi quand je rentrais de la plage. Chaque jour, je découvrais un petit gâteau différent ! Je vous propose aujourd'hui celui garni de compote de pommes maison, petite douceur qui accompagne si bien les moments discrets et simples du bonheur...

I was sixteen when I wrote on that blue page this recipe... I was staying in Croatia during summertime at my cousins' Marica and Roudy. Marica was a fine cook and I won't forget the fabulous pastries she would cook every day, a different one each day!, and serve with a black coffee when I was coming back from a day spent at the beach. Today, I give the recipe of an apple one, a sweetness that goes well with shy and simple little moments of happiness...

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Mélanger dans un saladier 200 g de farine avec 40 g de sucre, une pincée de sel, un peu de levure chimique, un oeuf et un zeste de citron rapé.

Mix in a salad bowl 200 g flour with 40 g sugar, one pinch of salt, some baking powder, one egg and the grated peel of a lemon.

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Ajouter120 g de beurre ou de margarine fondu.

Add 120 g melted butter

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Etaler la pâte sur une feuille de papier sulfurisé( cela doit être épais, entre 2 et 3 centimètres). Cuire 30 minutes à 120°C.

Spread the dough( it must be thick, about 2 to 3 cm high ) on baking paper. Bake 30 minutes at 120°C.

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A la sortie du four, couper la pâte en deux rectangles égaux. Couper également les bords pour que ce soit net.

Cut the dough into two parts as well as the sides.

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Préparer une compote avec environ 1 kg de pommes. Ramollir des raisins secs dans un bol d'eau chaude. Egoutter puis les ajouter à la compote avec une cuillère à soupe de rhum ambré.

Prepare a home made compote using about 1 kilo of apples. Soften some raisins in warm water. Drain them then add them to the apple compote with one tablespoon of rum.

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Couvrir un rectangle de pâte avec la compote.

Cover one half of the dough with the cold compote.

Poser sur le dessus l'autre rectangle de pâte. Laisser reposer une nuit. La compote va finir d'assouplir la pâte.

Put the other half of dough. Let rest a whole night in a fresh place. The compote will moisten and soften the dough.

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Couper en cubes. Saupoudrer de sucre glace. Servir avec un bon café.

Cut into cubes. Sprinkle with caster sugar. Serve with a good coffee.

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Posté par sundaybourg à 10:15 - COOKING : SLOVENIAN - cuisine slovène - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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